Chemins partagés 2022 – 13

Bonjour à toutes et tous,

Voici quelques nouvelles de notre association et de ses adhérents,  des chemins de Compostelle d’ici et d’ailleurs, et le début d’une série de rencontres avec Guy….

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Déviation Gredisans (39) – Chemin inaccessible pour travaux  – Suivre le balisage temporaire

Chemins partagés

Une partie du chemin de la poste entre la cabane de chasse de Gredisans (pages 53/54 du guide « le chemin de Saint-Jacques de Compostelle en Franche-Comté et en Bourgogne) et la RD37 (soit entre les carrefours « Hauts des Carrières » et « Chemin de la Poste ») est fermée pour travaux du 20 juin au 21 août 2022.  Une déviation (merci à Paul Courtoisier qui l’a balisée) est mise  en place dès la fin du Chemin de la Meulière par le Bois des Pères, le Bois de Gredisans, Les Crétillotes, avec arrivée à la croix pattée près de la cabane de chasse.

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L’AF-CCC sur RCF (Radio Chrétienne Francophone) – Marche et spiritualité, le chemin de Compostelle

Gabriel Vieille, sollicité par RCF, a soumis au conseil d’administration leur proposition d’interventions radiophoniques sur le chemin de Compostelle. Après des précisions sur la démarche non confessionnelle de notre association, le titre global “marche et spiritualité, le chemin de Compostelle” a été choisi. 

Les sujets suivants ont été retenus : histoire d’un  pèlerinage mythique – le patrimoine jacquaire – le sacré en dehors du religieux – la marche dans la nature – le chemin de Compostelle franc-comtois – l’histoire de l’AF-CCC, ses 20 ans – l’hospitalité sur le chemin – le Chemin de Saint Jacques de Compostelle comme chemin de rencontre et d’enseignement ; ses valeurs

Quatre intervenants ont relevé le défi d’écrire et d’enregistrer des chroniques de 5 minutes. Ce qui a été fait ce mois-ci, dans les studios de RCF à Besançon pour Gabriel, Dole pour Gérard et Trévenans pour Danielle et Nicole.

La diffusion des rubriques hebdomadaires aura lieu les samedis en juillet et août prochains, à 10 h 12. Première intervention : samedi 9 juillet – Puis réécoute possible sur le site : rcf.fr

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Fêtes de la Saint-Jacques à Vézelay – 24 et 25 juillet

Dans le cadre des manifestations organisées par les 7 associations jacquaires de Franche-Comté et Bourgogne pour fêter l’année sainte 2022,  nous vous rappelons les journées des 24 et 25 juillet prochains :

Dimanche 24 juillet : marche d’Avallon à Vézelay : 18 km – Départ à  10 h, arrivée à 17 h

Nuitée à Vézelay ou environs

Lundi 25 juillet : marche de la Saint jacques d’Asquins à Vézelay : 10 km – Départ à 9 h, messe à la basilique à 12 h 15, possibilité de visite de la basilique à 15 h

Pour l’instant, quatre adhérents de l’AF-CCC sont inscrits.

Renseignements et inscriptions auprès de Danielle, la présidente : 06 42 41 39 85 – mail : president@af-ccc.fr

A noter dès à présent sur vos agendas la marche du dimanche 9 octobre, vers Brans/Mont-Roland organisée par l’AF-CCC  – Précisions vers la fin août.  

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A vélo sur la route de Saint-Jacques, de Vézelay à Limoges

L’Agence des Chemins de Compostelle informe de l’ouverture d’une véloroute de 432 km, balisée, menant de Vézelay à Limoges. Ci-joint le carnet de route V56

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Des adhérents au service des pèlerins

Jean-François, depuis plusieurs années, est permanencier au Puy-en-Velay,  au local de la Fédération Française des Associations des Chemins de Saint Jacques de Compostelle (FFACC). Du 9 au 15 juin, avec Michel, de l’association Rhône-Alpes, il a accueilli et renseigné les  nombreux visiteurs, dont Christine, adhérente au départ de sa marche du Puy, Josef, dynamique entrepreneur autrichien, etc….

Beau paysage à Saint-Jean-de-Luz, mais Michèle l’hospitalière n’a pas le temps d’aller se baigner. Foule au nouveau gîte !

Michèle, elle, enchaîne les fonctions d’hospitalière depuis le début du printemps. Elle a commencé au gîte de Revel sur le chemin d’Arles, continué au gîte de Bordeaux.  Elle a inauguré ce mois-ci le nouveau gîte de Saint-Jean-de-Luz, fréquenté, entre autres, par de nombreux pèlerins de toutes nationalités arrivant à l’aéroport de Biarritz.    

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Lecture : Les “miettes de Compostelle” de Guy Diemunsch

Guy relate d’une plume alerte des rencontres faites lors de ses marches. Voici le préambule et la  première de ses « miettes de Compostelle» comme il les appelle. Les suivantes, vous les lirez dans nos prochains envois.  

Acteurs bien malgré eux sur une scène vivante

Tous ceux qui ont parcouru tout ou partie du Chemin de Compostelle l’affirment avec force et conviction : ce qui nourrit leurs souvenirs et apporte la saveur la plus tenace à leur mémoire,  ce sont toutes ces rencontres, le plus souvent inopportunes, qui émaillent l’inattendu du quotidien.

Passant en revue une galerie de portraits, je nourris une pensée affectueuse embrassant tous les surprenants anonymes qui au hasard des chemins, routes et villages ont un jour croisé mon parcours, non sans percuter le pèlerin qui chemine perdu dans ses pensées. Idem pour ceux qui le suivent dans son sillage et l’attraction aidant viennent s’agrafer à sa personne en l’affectant durablement.

Voici réunies quelques brèves anecdotes glanées dans mes récits de voyage sur ces chemins merveilleux où un destin providentiel joue à mettre en présence pour leur bonheur (généralement… mais hélas pas toujours) tous ces individus malléables qui ont eu la frénésie impulsive (ou le culot) de s’y risquer.

 Des expériences raffinées et hardies concoctées par un sort tour à tour audacieux, pervers mais le plus souvent bienveillant, la popote qui en ressort peut prendre des tournures aigres ou douceâtres.

Les courts récits qui suivent – qui parfois s’entremêlent – sont tirés de mes souvenirs de mon premier pèlerinage.

L’époque : il y a déjà une quinzaine d’années ;

La scène : le Chemin entre Le Puy en Velay et Santiago.

1 ) Je marche épisodiquement avec un jeune de rencontre et nous quittons Saint-Côme d’Olt sous une pluie battante. 

 La route, sur la rive gauche du Lot, bordée de grands arbres, suit le cours d’eau jusqu’à la ville d’ESPALION. Nous ne verrons pas grand-chose de cette cité éminemment pittoresque mais un arrêt s’impose pour tromper la morosité de cette matinée détrempée. La ville ne manque pas de bars, cafés et restaurants qui ne demandent qu’à nous recevoir, même dégoulinants de pluie. Là, une terrasse abritée sous un vaste store fera l’affaire. Nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls à avoir besoin d’un petit peu de bien-être car, je reconnais deux Allemandes : mère et fille, occupées à s’ébrouer. Je les avais déjà rencontrées à Saugues quelques jours précédents. Visiblement, elles ne sont pas inconnues à Laurent et nous nous installons à la table voisine. C’est toujours un instant privilégié de rencontrer un confrère marcheur (ou une consoeur) et avec le peu de mots français, allemands ou anglais que possèdent les uns et les autres, un embryon de conversation finit toujours par naître.

 Pour moi, ce sera la surprise quand elles me demanderont si je n’ai rien perdu. Après plusieurs secondes, éberlué, il me revient en mémoire la privation de repas un certain midi, causé par la perte de mon sac de casse-croûte. Je hoche la tête en poussant un « ja, ja » d’acquiescement et avec un sourire entendu, je mime ce qui a dû se passer. Ainsi, il y a quatre jours, elles m’ont remarqué lorsque je les ai doublées. Ensuite, en présence de mon bien abandonné par terre, elles l’ont ramassé mais, peine perdue : marchant plus vite qu’elles, je les avais distancées.

L’espace d’un ou deux cafés pris en commun, la pluie a cessé mais le ciel reste lourd de menaces quand nous prenons congé d’un mot d’encouragement.

A Bessuejouls, dans la chapelle romane

À BESSUEJOULS, passée la chapelle romane, le terrain assez plat jusque-là présente maintenant une cassure et un raidillon à gravir. L’appel de l’estomac insiste depuis un moment déjà et le premier endroit sec et approprié serait le bienvenu. Il semble se présenter près d’une maison, dans une cour ouverte sur le chemin où deux pierres taillées nous invitent à poser les fesses.

Non ! Cet endroit est malsain. Au bout de deux minutes, nous avons décanillé sous une volée d’invectives. La matrone renfrognée qui nous apostrophe est sans doute excédée de chasser plusieurs fois par jour les « camps volants » sans gêne qui violent son territoire. Il ne doit pas être facile pour des gens inhospitaliers et acariâtres de résider en marge d’un passage aussi fréquenté que le chemin de St Jacques de Compostelle. Nous ne discutons pas mais elle en prend quand même pour ses oreilles, et – faussement sérieux – je la préviens : « là-bas, je ne prierai pas pour vous». Il vaut mieux rire de ces situations, ça permet de garder contenance.

 Rien d’autre à signaler ce jour-là sinon un café minute préparé vite fait et consommé avec les allemandes attirées sur notre pré (visiblement, Laurent a un faible pour la fille).

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Si vous aussi avez des informations, des nouvelles à partager, n’hésitez pas à me les faire  parvenir. 

Bonne lecture, à bientôt, 

Amitiés jacquaires, 

Nicole 

Communication AF-CCC (association franc-comtoise du chemin de Compostelle)


Pièces jointes aux message de Nicole (elles sont au format PDF ; cliquer sur le lien)

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